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Définitions et classification

Ce qui compte comme gemme, la façon dont gemmologues et négociants répartissent les pierres en espèces, variétés et groupes, et les unités et le vocabulaire que le négoce emploie pour les peser, les coter et les faire circuler.

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Une gemme est un matériau, le plus souvent un minéral, que l’on taille ou polit pour la parure parce qu’il est beau, rare et capable de résister à l’usage. Ce critère simple recouvre une classification étendue. Les minéralogistes définissent les espèces par la chimie et la structure cristalline, tandis que le négoce y ajoute des noms de variétés fondés sur la couleur, d’anciennes étiquettes comme « précieuse », et un vocabulaire de poids et de transactions constitué au fil des siècles. Ce chapitre pose ces définitions afin que les chapitres suivants, consacrés à la science, au classement et aux marchés, puissent les employer sans avoir à s’y arrêter. Il traite de ce qui sépare les gemmes des minéraux ordinaires, des roches, des matières organiques et des produits de laboratoire, de la façon dont une seule espèce comme le corindon donne à la fois le rubis et le saphir, et du fonctionnement concret du carat métrique, du prix au carat et de termes comme la mêlée et le memo.

(01.01)Définitions

Ce qui fait une gemme

Les gemmologues jugent une gemme possible sur trois qualités : la beauté, la rareté et la durabilité. Le Gemstone Book de la CIBJO retient les mêmes trois critères dans sa définition d’une gemme. La beauté englobe la couleur, la transparence, l’éclat (la façon dont une surface réfléchit la lumière) et des effets optiques comme le jeu de couleurs de l’opale. La rareté compte parce qu’un matériau que l’on extrait à la tonne, si beau soit-il, atteint rarement un prix élevé. Le GIA décompose la durabilité en dureté (résistance à la rayure), ténacité (résistance à l’écaillage et à la rupture) et stabilité (résistance aux produits chimiques, à la chaleur, à l’humidité et à la lumière).

Peu de pierres obtiennent de bons résultats sur les trois. Le diamant est le matériau le plus dur de la nature, 10 sur l’échelle de Mohs, et pourtant un choc sec le long de certains plans suffit à le fendre. La perle, à 2.5–3 sur la même échelle, et l’opale, de 5 à 6.5, sont tendres en comparaison, ce qui conduit le GIA à réserver les pierres tendres à un port occasionnel. Certains minéraux ne sont taillés que pour les collectionneurs, car ils se rayeraient ou se briseraient sur une bague.

La définition est culturelle autant que physique. Un matériau devient une gemme lorsque l’on choisit de le porter, de le graver ou d’en faire commerce, et la mode, les nouveaux gisements et les traitements déplacent ce choix avec le temps.

Fig. 01.1

La place des gemmes sur l’échelle de Mohs

Talc1Gypsum2Calcite3Fluorite4Apatite5Orthoclase6Quartz7Topaz8Corundum9Diamond10Perle 2.5–3Opale 5–6.5Améthyste (quartz) 7Émeraude (béryl) 7.5–8Rubis et saphir 9Diamant 10
  • 2.5–3PerleNacre ; à tenir à l’écart des poussières abrasives et des acides
  • 5–6.5OpaleSensible aussi à la chaleur et à la sécheresse
  • 7Améthyste (quartz)La référence courante
  • 7.5–8Émeraude (béryl)Dure, mais les inclusions la rendent fragile
  • 9Rubis et saphirCorindon ; port quotidien
  • 10DiamantLe plus dur de la nature, et pourtant clivable

L’échelle de Mohs est un ordre de rayure, non une mesure de l’écart de dureté entre deux échelons : l’écart entre le corindon et le diamant est le plus grand de tous. Minéraux de référence d’après Mohs (1822) ; valeurs des gemmes telles que publiées par le GIA et l’USGS.

(01.02)Définitions

Précieuses et semi-précieuses

La tradition occidentale a longtemps réparti les gemmes en deux rangs. Le diamant, le rubis, le saphir et l’émeraude étaient précieux ; tout le reste était semi-précieux. Cette partition reflétait la rareté, la dureté et le prestige tels que les siècles passés les concevaient, et non une propriété scientifique.

Ces étiquettes ont mal vieilli. Le GIA rappelle que l’améthyste valait aussi cher que le rubis et l’émeraude jusqu’au XIXe siècle, lorsque les grands gisements du Brésil ont été découverts. Un beau grenat tsavorite vert, nominalement semi-précieux, peut valoir bien plus qu’une émeraude de qualité moyenne, tandis qu’un matériau de bas grade appartenant à une espèce « précieuse » peut être bon marché. Le prix dépend de la pierre elle-même et non de sa catégorie.

Les organisations professionnelles ont tranché. Le Gemstone Book de la CIBJO qualifie le terme « semi-précieuse » de trompeur et prescrit de ne pas l’employer, et il ne réserve « précieuse » qu’aux matériaux naturels. Les Jewelry Guides de la Federal Trade Commission américaine rendent trompeur le fait de décrire un produit fabriqué artificiellement comme « véritable », « authentique », « naturel », « précieux » ou « semi-précieux ». Les détaillants emploient encore « précieuses » comme raccourci pour les quatre pierres traditionnelles, et beaucoup de négociants rangent tout ce qui n’est pas diamant sous l’appellation pierres de couleur.

(01.03)Définitions

Les quatre grandes

Les Big Four, les quatre grandes, sont le diamant, le rubis, le saphir et l’émeraude, les pierres qui portaient traditionnellement l’étiquette « précieuse ». Elles réunissent une forte demande, un long usage dans la joaillerie royale et religieuse, et une dureté suffisante pour un port quotidien : 7.5–8 sur l’échelle de Mohs pour l’émeraude, 9 pour le rubis et le saphir, et 10 pour le diamant.

Du point de vue minéralogique, le groupe est plus restreint qu’il n’y paraît. Le rubis et le saphir sont tous deux du corindon, un oxyde d’aluminium, et ne diffèrent que par les éléments traces qui les colorent. Le chrome rend le rubis rouge, tandis que le fer et le titane rendent le saphir bleu. L’émeraude est une variété verte du béryl, l’espèce qui donne aussi l’aigue-marine. Le diamant fait exception : c’est la seule gemme composée d’un seul élément, le carbone.

Ces quatre pierres disposent aussi de l’infrastructure commerciale la plus développée. Le diamant a ses propres échelles de classement, ses listes de prix et ses bourses, largement distinctes du négoce des pierres de couleur, et pour le rubis, le saphir et l’émeraude, l’avis d’un laboratoire sur le traitement et l’origine géographique peut modifier sensiblement le prix. Ces services reviennent tout au long des chapitres consacrés au classement, aux laboratoires et aux marchés.

(01.04)Définitions

Minéraux, roches, gemmes organiques et pierres artificielles

La plupart des gemmes sont des minéraux. L’International Mineralogical Association définit un minéral comme un solide homogène formé par des processus géologiques, de composition chimique définie et d’arrangement atomique ordonné. Le diamant, le corindon, le béryl et le quartz répondent tous à cette définition. Les substances entièrement élaborées à l’intérieur d’un organisme vivant, dont la perle, n’y répondent pas.

Plusieurs gemmes importantes échappent à cette définition. Une roche est un agrégat d’un ou de plusieurs minéraux : le lapis-lazuli est une roche composée surtout de lazurite bleue, avec de la calcite blanche et de la pyrite couleur laiton. Un minéraloïde est naturel mais dépourvu de structure ordonnée ; l’opale et l’obsidienne en sont les exemples habituels. Les gemmes organiques proviennent du vivant. La perle se forme dans les mollusques, le corail précieux est un squelette animal, l’ambre est une résine d’arbre fossilisée et le jais est une variété de lignite issue de bois ancien.

Les produits de laboratoire forment une autre famille. Une pierre synthétique, ou de croissance en laboratoire, présente pour l’essentiel la même chimie, la même structure cristalline et les mêmes propriétés que son équivalent naturel, comme le diamant de laboratoire. Un simulant, ou imitation, ne fait que ressembler à la gemme qu’il copie : la zircone cubique imite le diamant sans en partager la composition. Les pierres composites, comme les doublets, assemblent deux éléments ou plus. Selon les guides de la Federal Trade Commission américaine, les vendeurs doivent qualifier ces produits par des mentions comme « créé en laboratoire » ou « imitation ».

(01.05)Définitions

Espèces, variétés et groupes

La gemmologie emprunte sa hiérarchie de base à la minéralogie. Une espèce se définit par sa composition chimique et sa structure cristalline. Une variété est une subdivision nommée d’une espèce, fondée le plus souvent sur la couleur ou sur un effet optique, et elle n’a pas de formule chimique propre.

Le corindon en donne l’illustration. Tout rubis et tout saphir est de l’oxyde d’aluminium cristallisé, Al₂O₃, de même dureté, et de densité et d’indice de réfraction presque identiques. Des traces de chrome produisent le rouge, que le négoce appelle rubis. Le fer et le titane produisent le saphir bleu, et d’autres traces donnent les pierres jaunes, roses, orange et violettes vendues comme saphirs de fantaisie. Le béryl suit le même schéma : le chrome ou le vanadium donne l’émeraude, le fer ferreux l’aigue-marine et le manganèse la morganite.

Au-dessus de l’espèce se place le groupe, une famille d’espèces qui partagent une structure mais diffèrent par la chimie. Le grenat et la tourmaline sont des groupes, ce qui explique que « grenat » recouvre des pierres aussi différentes que le pyrope rouge et le démantoïde vert.

Les frontières entre variétés reposent sur la convention commerciale plutôt que sur la chimie, et peuvent donc être contestées. Le GIA, par exemple, utilise des pierres de comparaison étalonnées pour décider si un béryl vert est assez saturé pour être appelé émeraude. Ces décisions comptent, car le nom de variété détermine souvent le prix.

Fig. 01.2

Les espèces et leurs variétés

Espèce 10 36 variétés commerciales

  1. DiamantC
    • Jaune (canari)jauneAzote (N isolé, jaune canari)
    • Bleubleu à bleu grisâtreBore (type IIb)
    • Roserose à rougeDéfauts du réseau dus à la déformation plastique
    • VertvertLacunes (GR1) dues à la radioactivité naturelle
  2. CorindonAl₂O₃
    • Rubisrouge orangé à rouge pourpréCr³⁺
    • Saphir bleubleuTransfert de charge intervalence Fe²⁺–Ti⁴⁺
    • Saphir roseroseCr³⁺
    • Saphir jaunejauneFe³⁺ et centres à trou piégé (h•–Fe³⁺)
    • Saphir à changement de couleurchange entre la lumière du jour et la lumière artificielleV³⁺
  3. BérylBe₃Al₂Si₆O₁₈
    • Émeraudevert à vert bleutéCr³⁺ et/ou V³⁺
    • Aigue-marinebleu pâle à bleu verdâtreFe²⁺
    • Morganiterose à pêcheMn²⁺
    • Héliodorejaune verdâtreFe³⁺
    • Béryl rougerougeMn³⁺
    • GoshéniteincoloreAucun chromophore notable
  4. ChrysobérylBeAl₂O₄
    • Alexandritevert à la lumière du jour, rouge en lumière incandescenteCr³⁺
    • Œil-de-chat (cymophane)jaunâtre, avec une bande chatoyante viveAiguilles ou tubes parallèles (chatoyance)
  5. QuartzSiO₂
    • Améthysteviolet à pourpreFe³⁺ et irradiation naturelle
    • Citrinejaune à orangeFer ferrique ; l’essentiel est de l’améthyste chauffée
    • Quartz fumébrun à noir grisâtreCentres colorés à Al dus à la radioactivité naturelle
    • Quartz roserose pâleFibres minérales apparentées à la dumortiérite
    • Chrysoprasevert pommeComposés du nickel
  6. Elbaïte (tourmaline)Na(Li₁.₅Al₁.₅)Al₆Si₆O₁₈(BO₃)₃(OH)₄
    • Rubelliterose à rougeManganèse
    • IndicolitebleuFer
    • Paraíbableu néon à vertCu²⁺ (avec Mn)
  7. SpinelleMgAl₂O₄
    • Spinelle rougerouge à roseCr³⁺
    • Spinelle bleubleu à violetFe²⁺
    • Spinelle cobaltifèrebleu saturéCo²⁺
  8. SpodumèneLiAlSi₂O₆
    • Kunziterose à violetManganèse
    • HiddénitevertCr³⁺
  9. Nacre (aragonite)CaCO₃
    • Perle Akoyablanc à crème, orient roséPlaquettes d'aragonite dans la conchyoline; orient par interférence
    • Perle des mers du Sudblanc à argenté, ou doréNacre du mollusque; le ton doré suit le bord du coquillage
    • Perle de Tahitigris à presque noir, orient vertNacre du mollusque à lèvres noires
    • Perle d'eau douceblanc, pêche, lavandeNacre de moule d'eau douce; le ton suit le coquillage
  10. Olivine(Mg,Fe)₂SiO₄
    • Péridotvert jaunâtre à vertFer (Fe²⁺) dans la structure de l'olivine, non un élément trace
    • Péridot météoritiquevert jaunâtreLe même fer; ces cristaux sont arrivés sur terre dans des météorites
(01.06)Définitions

Lire un tableau de propriétés

Chaque tableau de référence de cette encyclopédie, comme chaque rapport de laboratoire, décrit une pierre au moyen de la même courte liste de mesures. Le système cristallin est la symétrie du réseau atomique. La cristallographie en reconnaît sept, du cubique (diamant, spinelle, grenat) au trigonal (corindon, quartz), et le système détermine la croissance du cristal et son comportement en lumière polarisée. La dureté de Mohs est un ordre de rayure, non une échelle à pas égaux. L’indice de réfraction indique de combien la pierre ralentit et dévie la lumière ; les gemmologues le lisent au réfractomètre, et c’est la valeur d’identification la plus utile pour une pierre taillée. La densité est le rapport de la masse volumique de la pierre à celle de l’eau : une densité de 3.52 signifie que la pierre pèse 3.52 fois ce que pèse le même volume d’eau. Les gemmologues l’établissent en pesant la pierre dans l’air, puis suspendue dans l’eau.

Deux pierres peuvent partager une couleur et se séparer sur une seule valeur : le quartz donne 1.54 et le diamant 2.42. Le chapitre 3 traite de la physique qui sous-tend chaque mesure, et le chapitre 12 des instruments qui les prennent.

Fig. 01.3

Ce que signifient les quatre colonnes de propriétés

  • Système cristallin7 systèmes

    cubiquetrigonal

    Symétrie du réseau atomique ; sept systèmes en tout.

    Comment le cristal croît, et s’il dédouble la lumière.

    Diamant cubique · corindon trigonal

  • Mohs1 to 10

    Ordre de rayure : chaque minéral raye ceux qui le précèdent.

    La résistance d’une pierre au port quotidien.

    Quartz 7 · corindon 9 · diamant 10

  • RI1.43 to 2.42

    airpierre

    De combien la lumière ralentit et dévie dans la pierre, lu au réfractomètre.

    Le meilleur indice unique de l’identité d’une pierre taillée.

    Quartz 1.54 · diamant 2.42

  • SG1.0 to 4.7

    dans l’eaudans l’air

    Masse volumique rapportée à l’eau, obtenue par pesée dans l’air et dans l’eau.

    Sépare des pierres semblables de même couleur et de même taille.

    Quartz 2.65 · diamant 3.52

Les fourchettes couvrent l’étendue des pierres de cette encyclopédie. Le chapitre 3 explique la physique ; le chapitre 12 traite des instruments.
(01.07)Définitions

Carats, points et prix au carat

Les gemmes se pèsent en carats. Le carat métrique vaut exactement 200 milligrammes, un cinquième de gramme, et le Gemstone Book de la CIBJO exige que le poids soit indiqué à deux décimales. Avant sa diffusion, le poids du carat variait d’une place de commerce à l’autre : le Bureau of Standards américain a reconnu le carat de 200 mg à compter du 1er juillet 1913, date à laquelle la plupart des pays commerçants d’Europe l’avaient déjà adopté. Un carat se divise en 100 points : un diamant de 0.25 ct est donc une pierre « de 25 points ». Les recommandations de la Federal Trade Commission américaine prévoient qu’un poids décimal soit exact jusqu’à sa dernière décimale annoncée : une pierre vendue pour « .5 carat » doit peser entre 0.495 et 0.504 ct.

Les négociants cotent les prix au carat, et le prix total est le poids multiplié par ce taux. Le taux lui-même augmente avec le poids, car les grandes pierres sont plus rares : une pierre de 2 ct coûte plus du double d’une pierre comparable de 1 ct. Les listes de prix regroupent les pierres par tranches de poids, et le prix au carat monte d’un cran au début de chaque tranche.

Les sauts sont les plus marqués aux poids magiques. Le GIA cite 1.00, 1.50 et 2.00 carats : un diamant de 0.99 ct peut afficher un prix au carat nettement inférieur à celui d’une pierre comparable de 1.01 ct, alors que les deux paraissent presque identiques une fois serties. Les tailleurs ont donc intérêt à terminer leurs pierres juste au-dessus de ces seuils.

Fig. 01.4

Carat, points et tranches de poids

Milligrammes
192
Points
96
Grammes
0.192
Grains de perle
3.84

Tranche de poids commerciale Poids « magique » Échelle logarithmique, carats

Catégories de poids telles qu’elles figurent sur les grilles de prix courantes du diamant rond. Le prix au carat monte d’un cran à la borne inférieure de chaque tranche. Le GIA cite 1.00, 1.50 et 2.00 ct comme poids magiques ; la borne de 0.50 ct relève des grilles de prix et non d’un seuil publié par le GIA.
(01.08)Définitions

Termes du négoce : brut, mêlée, lots et memo

Le brut est la matière gemme non taillée telle qu’elle sort de la mine ou du centre de tri ; les marchandises taillées ont été travaillées et sont prêtes pour le classement ou le sertissage. La taille coûte toujours du poids. Une étude de Gems & Gemology portant sur des ateliers indiens travaillant de petites marchandises rapporte des rendements d’environ 15–25% du poids du brut, ce qui explique en partie que les prix du brut et du taillé n’évoluent pas de concert.

La mêlée désigne les petits diamants, souvent taillés de façon simplifiée avec moins de facettes et sertis en entourages, en alliances et en pavé. Le GIA définit la mêlée comme de petits diamants, de taille huit-huit ou brillant complet, de moins d’un cinquième de carat et jusqu’à environ 0.001 ct ; la limite retenue par le négoce varie selon les marchés. La mêlée et les petites pierres de couleur sont souvent calibrées, taillées à des dimensions standard en millimètres, afin qu’un fabricant puisse les sertir dans des montures toutes faites sans ajuster chaque pierre.

Les petites pierres voyagent rarement seules. Elles se vendent en lots, triés par dimension, couleur ou qualité, et cotés au carat pour l’ensemble. Les marchandises plus importantes circulent souvent en memo, abréviation de memorandum : un dépôt en consignation par lequel un fournisseur confie des pierres à un détaillant ou à un autre négociant, qui peut les vendre ou les restituer dans un délai convenu, la propriété restant au fournisseur. Le memo permet à un détaillant de présenter un stock qu’il n’a pas payé, mais il expose le fournisseur aux risques de crédit et de sécurité de l’emprunteur.

(01.S)Sources16 références

Sources

  1. CIBJO, The Gemstone Book (2022): definitions, “semi-precious”, carat weightcibjo.org
  2. US eCFR, 16 CFR Part 23: Guides for the Jewelry, Precious Metals, and Pewter Industriesecfr.gov
  3. US eCFR, 16 CFR 23.18: carat, point and decimal weightsecfr.gov
  4. US eCFR, 16 CFR 23.27: misuse of “precious” and “semi-precious”ecfr.gov
  5. NIST (Bureau of Standards) Circular 43: The Metric Carat, 1913nvlpubs.nist.gov
  6. USGS: Mineral Gemstones (hardness and gem criteria)pubs.usgs.gov
  7. IMA-CNMNC guidelines on the natural geological origin of minerals, Eur. J. Mineral. 37 (2025)ejm.copernicus.org
  8. GIA 4Cs: Diamond Carat Weight (carat, points, magic sizes)4cs.gia.edu
  9. GIA 4Cs: More Than the Mohs Scale, gem durability4cs.gia.edu
  10. GIA 4Cs: Melee Diamonds, Tiny Diamonds, Big Impact4cs.gia.edu
  11. GIA Gem Encyclopedia: diamond, ruby, sapphire, emerald, opal, pearl, amethystgia.edu
  12. Gems & Gemology Spring 2020: causes of color in corundumgia.edu
  13. Gems & Gemology Spring 1998: modern diamond cutting in India (yields)gia.edu
  14. IUCr Online Dictionary of Crystallography: crystal system (seven systems)dictionary.iucr.org
  15. CIBJO Blue Book: The Pearl Book, Pearl Commission, 2024 (nacre, pearl types and descriptors)cibjo.org
  16. GIA Gem Encyclopedia: peridot history and lore, including peridot that came to earth in meteoritesgia.edu

Dernière révision en septembre 2026. Les chiffres des tableaux proviennent de ces sources ; les prix et les réglementations changent, vérifiez donc les dates avant de vous y fier.