Planification du brut et rendement
Avant toute taille, un planificateur décide de ce que doit devenir une pierre brute. La planification moderne commence par la numérisation. Sarine Technologies, créée en 1988 et immatriculée en Israël, a lancé en 2009 son système de cartographie des inclusions Galaxy, qu’elle présente dans son rapport annuel 2025 comme la première solution de cartographie des inclusions du diamant brut. Les logiciels de planification associent cette carte des inclusions à une analyse géométrique de l’extérieur de la pierre : Sarine indique que son programme Advisor calcule des millions d’options, en prédisant pour chaque pierre taillée envisagée sa pureté aussi bien que son poids et sa forme.
Les choix sont commerciaux autant que techniques. En 1919, Tolkowsky chiffrait le poids retiré par le débrutage et le polissage à 52% du brut, même dans les cas les plus favorables. Un planificateur peut diviser un cristal en deux pierres, retenir une forme fantaisie qui épouse le brut, ou placer une inclusion près du bord, là où une monture pourra la masquer. Le GIA note qu’un diamant qui atteint ou dépasse de peu un poids magique comme 0.50 ct ou 1.00 ct coûte en général davantage par carat qu’une pierre légèrement plus légère : un plan qui se termine juste au-dessus d’un seuil peut donc valoir plus qu’un autre, mieux proportionné, juste en dessous. Pour les pierres de couleur, le tailleur oriente le brut de façon que la meilleure couleur se présente de face.